Le Droit Pénal des mineurs à l’épreuve des nouvelles formes de délinquance juvénile

Conçu dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit pénal des mineurs semble désormais inadapté aux mutations de la délinquance juvénile telle qu’elle est vécue de nos jours à travers le monde, et particulièrement en Cote d’Ivoire, en République du Congo et en République démocratique du Congo. Dans ces trois pays, de jeunes adolescents, commettant des crimes crapuleux, sous les appellations respectives de ” microbes “, “ bébés noirs “ et “ kuluna “, sont soit impunis, soit victimes d’une justice privée, soit encore soumis à une justice répressive menée au mépris des principes directeurs qui fondent la spécificité et l’autonomie du droit pénal des mineurs. Celui-ci mérite alors une réforme en profondeur au triple plan processuel, substantiel et pénitentiaire en vue  d’une justice restaurative. Deux approches extrajudiciaires, à savoir la médiation pénale et la réparation pénale, ainsi que l’adoption d’un code de justice pénale des mineurs sont proposées, c’est le résumé, de l’étude de haute portée juridique publié dans la Revue de la Recherche juridique de Presses Universitaires d’Aix - Marseille par Anatole Collinet MAKOSSO Magistrat (en disponibilité), Docteur en droit de l’Université Paris-II Panthéon-Assas, Enseignant chercheur à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.

  • 22 July 2019 | 14:07