Le Conseil d’administration du FMI examinera le dossier du Congo du 11 au 12 juillet 2019 avant de procéder à la signature de l’Accord, sauf changement de dernière seconde

Les dés sont pipés depuis plusieurs semaines au Conseil d’administration! Les pronostics de nombreuses personnes physiques et morales qui écrivent au FMI, qui ignorent tout et font leur « matalana » sur les réseaux sociaux ou des clins d’œil au pouvoir de Brazzaville vont être déjoués. Ces personnes se disent bien informées et introduites dans les réseaux internationaux mais ignorent, curieusement, la date de réunion ou conseil prendra la décision de signer avec le Congo ! Elles parlent tous du 5 juillet 2019. Pire, ces dernières ne détiennent aucun élément d’appréciation sur les facilités qui seront accordées au Congo alors qu’elles auraient dû se rapprocher du Cameroun, du Gabon, de la R.C.A d’ un Tchad, qui bénéficient de ces programmes depuis deux ans, ou des sièges des institutions de Bretton Woods à Washington pour cerner les mécanismes de contrôle et de suivi institués par le FMI dans les « pays de merde » . En effet, la signature n’est pas une garantie. Mais, le plus difficile c’est d’arriver au terme du programme. D’emblée, si le Congo ne respecte pas les clauses sur la gestion des sommes d’argent qui lui seront allouées, il ne pourra plus bénéficier des décaissements prévus trimestriellement pour l’exécution de ce programme triennal d’aide, et tout sera annulé !

Il sied de dire, sauf changement de dernière seconde, qu’après l’approbation du dossier du Congo par le Conseil d’administration, le 12 juillet 2019, le Fonds monétaire international (FMI) va signer avec le Congo un gigantesque programme d’ajustement budgétaire ou d’aide, après ceux de 1983, 1985, 1987 et 2002, qui lui avaient permis d’accéder à l’initiative (PPTE) . Si le Fonds monétaire international n’exige pas une contre-expertise des audits sur les données fournies par le cabinet d’audit KPMG et le cabinet congolais, 37 jours après la signature, l’argent sera disponible pour intéresser les créanciers, les opérateurs économiques congolais, et pour financer certains projets.

Cet accord avec le FMI sera la conséquence du rééchelonnement de la dette congolaise auprès de la Chine et des négociations avec les traders, après que le Parlement congolais eut planché sur différents dossiers sauf celui de la (SNPC). Bien que le dossier, soumis au Conseil d’administration du FMI par les Congolais soit de moyenne facture, malgré les pertinents services des cabinets conseils, Parnass de Dominique Strauss Kahn, la Banque Lazare de Mathieu Pigasse et du cabinet juridique Gottle recruté pour la circonstance. Selon nos informations, le FMI est en train de privilégier le volet politique, social, paix etc… de ses négociations avec le Congo cette institution refuse d’être complice de la misère et des soulèvements populaires ainsi de la conséquence incalculable qui découleraient inéluctablement la décision à prendre sur le Congo.

A qui va profiter cet accord ?

Les services spéciaux de communication congolais ainsi que leurs fameuses écoutes téléphoniques ne fonctionnent plus. Sinon, depuis belle lurette, ils auraient pu se prononcer sur cette affaire et connaître les vraies motivations des manipulateurs et ceux qui en tirent des ficèles. Loin de nous l‘idée d’encourager le pillage des deniers publics et leurs auteurs, il faut cependant reconnaitre que Sassou et sa bande avec laquelle ils tuent, volent, séquestrent les journalistes et les politiciens, pouvaient se passer de cet accord avec le FMI. Mais ils sont conscients que s’il n’est pas signé, c’est le commun des mortels qui continuera à payer le prix.

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

  • 22 July 2019 | 14:07