L’Union Africaine va vibrer au rythme de deux sommets au Niger

En quittant la présidence de l’Union Africaine (UA) en 2018, Paul KAGAME avait amorcé des réformes en profondeur pour éviter de saigner à blanc la caisse de cette organisation et faire chaque fois la main tendue aux Occidentaux et à diverses organisations internationales. C’est ainsi, décidé d’abroger le sommet de l’UA qui se tenait en milieu d’année. Ce sommet était remplacé par celui dénommé de « Coordination », réunissant le président du NEPAD, les chefs d’Etat qui dirigent les communautés économiques et ceux qui sont membres du bureau de l’UA ( Egypte, Afrique du Sud, RDC, Niger et Rwanda) .

Champions toutes catégories en dépenses inutiles, les Africains, avec à leur tête, le président du Niger Mamadou Issoufou ont préféré organiser deux sommets de plusieurs jours qui regrouperont finalement tous les 54 chefs d’Etat du continent, au lieu des huit (8) qui devaient assister à la réunion de « Coordination » : un sommet extraordinaire pour lancer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

L’Organisation des Jeunes pour l’Union Européenne et Africaine participera aussi au sommet de ZLECA, qui augure de grandes ambitions . Une année, le Traité de libre-échange devrait entrer en vigueur dès le 7 juillet 2019 à Niamey au Niger, si au minimum 22 pays ratifient cet accord. Plusieurs Etats hésitent encore d’adhérer à la dynamique. Le cas du Nigeria, de l’Egypte, de l’Algerie, de l’Afrique du Sud qui se disputent le leadership africain et qui entretiennent des relations économiques particulières avec l’Occident

A quand l’émancipation du continent ?

Il ne faut pas se voiler la face. Ce projet très ambitieux, dans un espace d’un milliard deux cent millions d’habitants, a déjà du plomb dans l’aile, non seulement à cause de nombreux problèmes : d’infrastructures, insécurité, mauvaise gouvernance qui gangrène la des Etats africains, difficultés rencontrées au niveau des organisations sous-régionales (CEMAC, SADC, etc.), mais aussi à cause des grandes puissances économiques comme la France, la Russie et la Chine qui veulent respectivement maintenir leur influence : ses ex-colonies ; pénétrer le marché longtemps abandonné et la Chine tient à coloniser l’Afrique par divers contrats signés çà et là. Ces grandes puissances ne sont pas prêtés à sont pas prêt a lâcher le morceau. Autant de situations qui bloquent le démarrage effectif de la ZLECA depuis 2011 et 2012 époque à laquelle Muhammar Khaddafi avait émis le projet qui l’aurait emporté.

  • 22 July 2019 | 14:07