Paradoxe des paradoxes en Guinée Conakry

Le president   guinéen  Alpha Condé  est  le prototype  de  ces intellectuels qui  se sont  battus, toute leur  vie,  pour la démocratie  dans leur pays. 
Son combat lui a coûté  de dures  années  de prison. Il y a frôlé la mort.  N'eussent  été le soutien et la solidarité  agissante des défenseurs des droits de l'homme  et  des républicains du monde libre, on  ne parlerait plus  du  président  Alpha Condé. 
Arrivé  à   la tête  du pays, au  terme  d'une  élection  présidentielle difficile ,  il  voudrait  tordre  le cou à  cette  valeur républicaine  pour laquelle il  s'est illustré  avant  de gravir les marches  du pouvoir.  

Malheureusement,  pour le  président  Alpha Condé,  l'opposition guinéenne  est, en Afrique, parmi celles les plus attachées  à  république.  Déjà, ça sent le brûlé  en Guinée.  
Pour  son passé  républicain,  le président Alpha Condé,  n'a  aucune raison objective  de suivre les  traces de son  collègue  du Congo,  Sassou Nguesso,  dont  le pays, depuis les  controversées  modifications constitutionnelles  de 2015,  est fracturé, ne s'apaise pas, en déficit de  cohésion sociale,   avec des figures  de l'opposition, injustement emprisonnées.  

Qu'il entende raison, le président Alpha Condé. 
La communauté internationale, avec elle, les forces de progrès, ont  les yeux rivés  sur lui, dans l'espoir  de  le  voir  quitter   légalement  les affaires publiques aux fins  de laisser la démocratie  s'exercer librement  et  normalement  dans son pays.
La  nation  guinéenne  lui sera  reconnaissante. Et l'Afrique en fera un répère pour contrer toutes ces velléités  de tripatouillages  constitutionnelles  qui  trotinent  dans la tête  de ces  chefs d'État du continent  tenus par  d'illégitimes et  desastreuses ambitions dynastiques. 


        Paris le 14 octobre 2019

        Ouabari Mariotti

  • 15 October 2019 | 16:10